LE PROVERBE, Proverbe africain



La civette dépose ses ordures, à la source où elle a bu.

Que personne ne se hâte de voir le jour où tous ses parents et leurs familles feront un éloge.

Il n'y a pas de plus grand bonheur que la venue d'un hôte dans la paix et l'amitié.

Dans un pouvoir despotique, la main lie le pied ; dans une démocratie, c'est le pied qui lie la main.

Le ciel n'a pas deux soleils, le peuple n'a pas deux souverains.

Le singe ne voit pas la bosse qu'il a sur le front.

Homme, bois de l'eau pour te rendre beau. Gave-toi de soleil pour te rendre fort. Et regarde le ciel pour devenir grand.

Si tu es riche mais point généreux, c'est comme si tu n'avais rien.

Le veau ne perd pas sa mère même dans l'obscurité.

Un énorme éléphant n'a pas toujours d'énormes défenses.

Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent.

Si le puissant mange un caméléon, on dit que c'est pour se soigner, c'est un médicament. Si le pauvre en mange, on l'accuse de gourmandise.

La terre est mère de tout ce qui est animé, le lien des générations passées, présentes et à venir.

Le bien, c'est tout ce qui favorise, augmente la force vitale ; le mal c'est ce qui la contrarie, la diminie.

On est plus le fils de son époque que le fils de son père.

La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d'opposer la mort à la vie.

La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche.

L'oiseau qui chante ne sait pas faire son nid.

L'enfant qui a grandi trait les vaches de son père.

L'argent est bien, mais l'homme est meilleur, parce qu'il répond quand on l'appelle.

Si tu supportes la fumée, tu te réchaufferas avec la braise.

La délicatesse des gestes révèle celle des sentiments.

Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.

Ne pile pas ton mil avec une banane mûre.

Jette un os au chien méchant pour l'empêcher de te mordre.

Le coassement des grenouilles n'empêche pas l'éléphant de boire.

Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures, jamais.

La culture est l'un des leviers les plus importants à actionner pour réhabiliter et relancer l'économie tout en produisant du sens.

Le dialogue véritable suppose la reconnaissance de l'autre à la fois dans son identité et dans son altérité.

Soleil, lune, étoiles. Au ciel il y a beaucoup d'étoiles ; il y a des tribus entières, hommes, femmes, enfants, depuis longtemps devenus étoiles.

Marche en avant de toi-même, comme le chameau qui guide la caravane.

Si en te baignant tu as échappé au crocodile, prends garde au léopard sur la berge.

Celui qui t'empêche de te battre, donne-lui une récompense.

Le bonheur ne s'acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d'entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur.

Quand un homme, la corde au cou, passe près d'un homme tué, il change de démarche et rend grâce à Allah du sort que le Tout-Puissant lui a réservé.

Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.

Une petite colline te fait arriver à une grande.

Un seul chagrin ne déchire pas le ventre en une seule fois.

Aimons naître, aimons vivre, aimons mourir : le néant n'existe pas.

Quand les poules de la basse-cour deviennent trop nombreuses autour du mortier et harcèlent les pileuses, celles-ci suspendent leur action.

Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.

Ce sont ceux qui ont peu de larmes qui pleurent vite le défunt.

La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation.

Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.

Sur quelque arbre que ton père soit monté, si tu ne peux grimper, mets au moins la main sur le tronc.

Ce n'est pas toujours par manque de briques qu'on rencontre plus souvent des petits murs.

On ne met pas les vaches dans tous les parcs que l'esprit construit.

On ne prend pas un hippopotame avec un hameçon.

Le jour éloigné existe mais celui qui ne viendra pas n'existe pas.

Le but de notre voyage, de notre quête est de parvenir à percer le mystère des choses de la vie.

La chèvre morte est un malheur pour le propriétaire de la chèvre ; mais que la tête de la chèvre soit mise dans la marmite n'est un malheur que pour la chèvre elle-même.

Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé.

La buse qui plane ne se doute pas que ceux qui sont en bas devinent ses intentions.

Le cri de détresse d'un seul gouverné ne vient pas à bout du tambour.

Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.

L'herbe ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe.

Plus on se rapproche de Dieu, et plus on a de force vitale. Il reste que chaque être; même le plus humble, le plus apparemment inanimé, a une âme, une force.

C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir.

La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver.

Tout être, même une simple apparence, le moindre signe sensible, est doué d'une force singulière. Il reste que l'homme, surtout l'homme vivant, est doué de ce privilège d'avoir la plus active, la plus dynamique.

L'éléphant meurt, mais ses défenses demeurent.

L'espoir est le pilier du monde.

Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit.

Le bélier porte des cornes comme son père.

Le palétuvier d'eau douce danse mal parce qu'il a de trop nombreuses racines.

La mort moud sans faire bouillir l'eau.

C'est celui qui n'a jamais exercé qui trouve que le pouvoir n'est pas plaisant.

L'oeuf ne danse pas avec la pierre.

Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.

Un homme sans culture ressemble à un zèbre sans rayures.

Si tu portes un vieillard depuis l'aube et que le soir tu le traînes, il ne se souvient que d'avoir été traîné.

Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.

Ce qui est plus fort que l'éléphant, c'est la brousse.

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.

Celui qui doit vivre survit même si tu l'écrases dans un mortier.

Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera.

Toute flèche dont tu sais qu'elle ne te manquera pas : fais seulement saillir ton ventre pour qu'elle y frappe en plein.

On n'oublie pas l'arbuste derrière lequel on s'est caché quand on a tiré sur un éléphant et qu'on l'a touché.

Celui qui se lève tard ne voit jamais la tortue se brosser les dents le matin.

Il est très facile de se perdre dans le monde profane ou d'oublier notre connexion à l'esprit. Et pourtant, sans ce lien, nous ne sommes que des morts vivants.

Le singe n'abandonne pas sa queue, qu'il tient soit de son père, soit de sa mère.

La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l'homme.

Comme dans la vie, les contraintes coexistent partout : dans l'organisation sociale et la vie affective, les échanges entre individus. Vivre et réaliser la contradiction, voilà l'essentiel.

La vache qui reste longtemps en place, s'éloigne avec une fléchette.

Chaque marigot a son crocodile.

Un veillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle.

Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois.

Le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes.

Si tu vois une chèvre dans le repaire d'un lion, aie peur d'elle.

Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.

Qui est souvent à la cour du roi, finit toujours par trahir ses amis.

Le monde aura beau changer, les chats ne pondront pas.

La personne est une multiplicité intérieure, inachevée, appelée à s'ordonner, s'unifier. Dieu ne fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur la terre que chacun se crée.

La force de vie sacrée, invisible et puissante, contient la mémoire du passé et la vision du futur. Elle permet à la création de se manifester dans la matière ici et maintenant.

Si la petite souris abandonne le sentier de ses pères, les pointes de chiendent lui crèvent les yeux.

Quand un arbre tombe, on l'entend ; quand la forêt pousse, pas un bruit.

On dit que la mort est préférable à la honte, mais il faut rapidement ajouter que si la honte porte des fruits, la mort n'en porte pas.

Le vieil éléphant sait où trouver de l'eau.

Le cadavre d'un oiseau ne pourrit pas en l'air mais à terre.

On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.

Si le crocodile achète un pantalon, c'est qu'il a trouvé où mettre sa queue.

Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite.

C'est au bout de la vieille corde qu'on tisse la nouvelle.

Une de nos armes les plus puissantes est le dialogue.

On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l'autre pour se révéler.

La plume de l'oiseau s'envole en l'air mais elle termine à terre.

Une calebasse pleine de lait s'éloigne toujours de la bagarre entre gourdins.

Celui qui est impatient d'avoir un enfant épousera une femme enceinte.

Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.

Les bonheurs n'ont pas de campements rapprochés.

Si haut que parvienne une chose lancée, c'est à terre qu'elle retourne.

Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.

Qui va loin revient près...

Marche sur une fourmi, et mille autres t'attaqueront.

Tous les blancs ont une montre, mais ils n'ont jamais le temps.

Il y a une dimension spirituelle dans chaque relation. Lorsque deux personnes se réunissent, c'est que l'esprit le veut ainsi.

Le gibier peut oublier les chasseurs, mais les chasseurs n'oublient pas le gibier.

La mort est un vêtement que tout le monde portera.

Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.

Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.

Au bout de la patience, il y a le ciel.

La où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit !

Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.

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