LE PROVERBE, Proverbe africain

Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.

La où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit !

Au bout de la patience, il y a le ciel.

Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.

Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.

La mort est un vêtement que tout le monde portera.

Le gibier peut oublier les chasseurs, mais les chasseurs n'oublient pas le gibier.

Il y a une dimension spirituelle dans chaque relation. Lorsque deux personnes se réunissent, c'est que l'esprit le veut ainsi.

Tous les blancs ont une montre, mais ils n'ont jamais le temps.

Marche sur une fourmi, et mille autres t'attaqueront.

Qui va loin revient près...

Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.

Si haut que parvienne une chose lancée, c'est à terre qu'elle retourne.

Les bonheurs n'ont pas de campements rapprochés.

Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.

Celui qui est impatient d'avoir un enfant épousera une femme enceinte.

Une calebasse pleine de lait s'éloigne toujours de la bagarre entre gourdins.

La plume de l'oiseau s'envole en l'air mais elle termine à terre.

On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l'autre pour se révéler.

Une de nos armes les plus puissantes est le dialogue.

C'est au bout de la vieille corde qu'on tisse la nouvelle.

Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite.

Si le crocodile achète un pantalon, c'est qu'il a trouvé où mettre sa queue.

On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.

Le cadavre d'un oiseau ne pourrit pas en l'air mais à terre.

Le vieil éléphant sait où trouver de l'eau.

On dit que la mort est préférable à la honte, mais il faut rapidement ajouter que si la honte porte des fruits, la mort n'en porte pas.

Quand un arbre tombe, on l'entend ; quand la forêt pousse, pas un bruit.

Si la petite souris abandonne le sentier de ses pères, les pointes de chiendent lui crèvent les yeux.

La force de vie sacrée, invisible et puissante, contient la mémoire du passé et la vision du futur. Elle permet à la création de se manifester dans la matière ici et maintenant.

La personne est une multiplicité intérieure, inachevée, appelée à s'ordonner, s'unifier. Dieu ne fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur la terre que chacun se crée.

Le monde aura beau changer, les chats ne pondront pas.

Qui est souvent à la cour du roi, finit toujours par trahir ses amis.

Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.

Si tu vois une chèvre dans le repaire d'un lion, aie peur d'elle.

Le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes.

Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois.

Un veillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle.

Chaque marigot a son crocodile.

La vache qui reste longtemps en place, s'éloigne avec une fléchette.

Comme dans la vie, les contraintes coexistent partout : dans l'organisation sociale et la vie affective, les échanges entre individus. Vivre et réaliser la contradiction, voilà l'essentiel.

La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l'homme.

Le singe n'abandonne pas sa queue, qu'il tient soit de son père, soit de sa mère.

Il est très facile de se perdre dans le monde profane ou d'oublier notre connexion à l'esprit. Et pourtant, sans ce lien, nous ne sommes que des morts vivants.

Celui qui se lève tard ne voit jamais la tortue se brosser les dents le matin.

On n'oublie pas l'arbuste derrière lequel on s'est caché quand on a tiré sur un éléphant et qu'on l'a touché.

Toute flèche dont tu sais qu'elle ne te manquera pas : fais seulement saillir ton ventre pour qu'elle y frappe en plein.

Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera.

Celui qui doit vivre survit même si tu l'écrases dans un mortier.

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.

Ce qui est plus fort que l'éléphant, c'est la brousse.

Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.

Si tu portes un vieillard depuis l'aube et que le soir tu le traînes, il ne se souvient que d'avoir été traîné.

Un homme sans culture ressemble à un zèbre sans rayures.

Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.

L'oeuf ne danse pas avec la pierre.

C'est celui qui n'a jamais exercé qui trouve que le pouvoir n'est pas plaisant.

La mort moud sans faire bouillir l'eau.

Le palétuvier d'eau douce danse mal parce qu'il a de trop nombreuses racines.

Le bélier porte des cornes comme son père.

Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit.

L'espoir est le pilier du monde.

L'éléphant meurt, mais ses défenses demeurent.

Tout être, même une simple apparence, le moindre signe sensible, est doué d'une force singulière. Il reste que l'homme, surtout l'homme vivant, est doué de ce privilège d'avoir la plus active, la plus dynamique.

La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver.

C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir.

Plus on se rapproche de Dieu, et plus on a de force vitale. Il reste que chaque être; même le plus humble, le plus apparemment inanimé, a une âme, une force.

L'herbe ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe.

Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.

Le cri de détresse d'un seul gouverné ne vient pas à bout du tambour.

La buse qui plane ne se doute pas que ceux qui sont en bas devinent ses intentions.

Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé.

La chèvre morte est un malheur pour le propriétaire de la chèvre ; mais que la tête de la chèvre soit mise dans la marmite n'est un malheur que pour la chèvre elle-même.

Le but de notre voyage, de notre quête est de parvenir à percer le mystère des choses de la vie.

Le jour éloigné existe mais celui qui ne viendra pas n'existe pas.

On ne prend pas un hippopotame avec un hameçon.

On ne met pas les vaches dans tous les parcs que l'esprit construit.

Ce n'est pas toujours par manque de briques qu'on rencontre plus souvent des petits murs.

Sur quelque arbre que ton père soit monté, si tu ne peux grimper, mets au moins la main sur le tronc.

Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.

La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation.

Ce sont ceux qui ont peu de larmes qui pleurent vite le défunt.

Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.

Quand les poules de la basse-cour deviennent trop nombreuses autour du mortier et harcèlent les pileuses, celles-ci suspendent leur action.

Aimons naître, aimons vivre, aimons mourir : le néant n'existe pas.

Un seul chagrin ne déchire pas le ventre en une seule fois.

Une petite colline te fait arriver à une grande.

Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.

Quand un homme, la corde au cou, passe près d'un homme tué, il change de démarche et rend grâce à Allah du sort que le Tout-Puissant lui a réservé.

Le bonheur ne s'acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d'entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur.

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