Proverbe malgache

La mort est une part d'impôt.

C'est chez les étrangers que le piment paraît le plus fort.

Les paroles retentissent plus loin que le fusil.

Le chagrin est comme un grand trésor : on ne s'en ouvre qu'à ses intimes.

Le mariage est comme le tonnerre ; les premiers coups font soupirer d'aise, puis ce sont les éclairs et les éclats.

La douleur est un trésor précieux, on ne le découvre qu'à ceux qu'on aime.

Le passé appartient aux ancêtres, l'avenir appartient à Dieu, seul le présent t'appartient.

Quand l'eau déborde, les digues sont rompues ; quand le coeur déborde, l'entente est rompue.

La terre est une grande marmite, et les hommes sont la viande.

Le fait de mourir n'est pas un crime et le fait de vivre n'est pas un mérite.

La porte du débiteur est toujours gardée par un chien féroce.

L'humanité ressemble aux tiges des citrouilles : si on creuse le sol, la tige est unique.

Mieux vaut perdre un peu d'argent qu'un peu d'amitié.

Remonter le courant, c'est être la proie du caïman ; le redescendre, c'est être la proie du crocodile.

Nier l'existence de Dieu, c'est sauter les yeux fermés.

L'argent ressemble à l'hôte de passage : aujourd'hui il arrive, demain il n'est plus là.

La pirogue ne tient pas compte de la noblesse, tous ceux qui chavirent sont mouillés.

Celui qui répudie une femme jeune fait le bonheur d'un autre.

Des poissons qui sont dans une même marmite, on ne peut tirer qu'un même bouillon.

Les grands cèdent à la honte, et les petits à la peur.

Le mensonge est comme le premier riz ; il arrive à point, mais ne suffit pas pour l'année.

Le blâme ressemble au vent ; si on le voit, on le sent.

Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés.

Sept enfants ne parviennent pas à retenir un mari, mais beaucoup de sagesse le peut.

Il est moins dangereux pour un berger de garder des moutons maigres que pour un roi d'avoir des sujets faméliques.

La vie est comme le fumet qui s'échappe de la marmite, on veut y faire attention et déjà il n'est plus là.

Si on parvient à abattre l'arbre, c'est que le manche de la cognée s'est mis de la partie.

Le chagrin est comme le riz dans le grenier : chaque jour il diminue un peu.

Ne repoussez pas du pied la pirogue qui vous a aidé à traverser la rivière.

Les paroles sont comme des oeufs : à peine écloses, elles ont des ailes.

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